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SAMIRA Samira Saïd

SAMIRA Samira Saïd

LA NAISSANCE D’UNE ETOILE

vendredi 31 juillet 2009, par afiavimag

Samira Said, nouvelle star de la chanson arabe, cultive le registre de la douceur, du rêve et de la tendresse, et de l’ amour passion. Dans son répertoire elle fait souvent prévaloir la faiblesse sur la force, l’échec sur la victoire. Elle chante aussi le présent arabe en le reliant à son passé glorieux.


Toute une aura de succès prometteurs s’est créée autour de la sensuelle diva dès son premier album. « Khayfa » (1980).

Cela faisait presque 30 ans qu’ Abdel Halim HAFEZ avait déclaré que cette fillette deviendrait un jour une star fameuse dans le monde arabe. Son enfance a été bercée par les chansons de Charles Aznavour, d’Edith Piaf et d’Oum Kalsoum, Abdel-Halim Hafez ou encore le folklore marocain. C’est une enfant prodige. A l’âge de 9 ans, elle chante déjà « Al-Atlal » d’Oum Kalsoum.

Elle a connu des grands succès avec des chansons marocaines telles que waâdi, sidi oula bihiri, fayetli sheftak, kifesh galbi, Bitaqat… Cette fillette qui chantait avec assurance devant les caméras de la télévision marocaine il y a une trentaine d’années dans le cadre de la célèbre émission de variétés " Mawahib , semblait promise à un avenir florissant. certitude sur cet espoir. La consécration est arrivée très vite, à travers des rencontres décisives, notamment celles de Faïza Ahmad et de son mari Mohamed Soltan son premier compositeur oriental.

Le pèlerinage en Egypte/ la consécration égyptienne

Logiquement, comme toutes les artistes arabes qui veulent se faire un nom, elle a dû s’installer en Egypte. Un pays fort d’une riche histoire musicale, terre natale des plus grands noms de la musique arabe, comme Sayyid Darwish, Mohamed Abdel-Wahab ou Oum Kalsoum, l’Egypte est considérée comme le pays phare de la musique arabe. La capitale égyptienne est devenue le passage obligé de tout chanteur arabe qui cherche la célébrité. Dans les studios cairotes défilent régulièrement des chanteurs libanais, syriens, koweïtiens, saoudiens, tunisiens ou marocains… pour l’enregistrement de leurs chansons ou pour solliciter les compositeurs du coin. Certains ont même élu domicile au Caire ; l’Algérienne Warda, la Tunisienne Latifa, la Marocaine Samira Saïd. C’est au Caire que la chanteuse a rencontré Mohamed Soltan, le compositeur deux chansons restées célèbres dont l’une est intitulée "El Houb Elli Ana aycheh".

L’Egypte lui a fait un triomphe et les journaux n’hésitent pas à la poser en “héritière des grandes divas de la chanson arabe”, sans doute le plus grand compliment qu’on puisse faire à une chanteuse arabe, maghrébine de surcroît ! Il faut dire que ses chansons sont aussi interminables que celles de l’”astre de l’Orient”.

Le consensus du monde arabe

Avec l’intense passion qui émane de son répertoire et son permanent souci de nouveauté, la chanteuse marocaine Samira Saïd a su séduire un public international. Elle est devenue une valeur sûre de la chanson d’amour. Elle fait actuellement partie de cette prestigieuse cuvée de divas que le public adore, avec une ferveur frisant le mysticisme. Les couplets les plus fameux de Samira Said sont toujours salués par des “Allah, Allah” quasi extatiques. De Doha à Casablanca, en passant par Alger et Le Caire, seules les divas réussissent à faire l’unité du monde arabe, en dépit de ses divergences politiques, culturelles et dialectales.

Najah Farid






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